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PostPosted: Sat 14:35, 05 Oct 2013    Post subject: barbour sale Economistes en crise

Ces thèses sur l'apocalypse économique [url=http://www.davidhabchy.com]barbour sale[/url] ressurgissent à épisodes réguliers, relativise l'historien . A chaque crise, ou presque, ceux qui estiment qu'aucune innovation n'aura jamais plus l'effet détonant de l'électricité [url=http://www.sandvikfw.net/shopuk.php]hollister outlet sale[/url] ou de la machine à vapeur reprennent gorge. Un malthusianisme revisité en quelque sorte. A quelques nuances près : contrairement à , ce pasteur anglican qui pensait que le peuple devrait éviter de trop s' pour à à sa faim - la terre ne produisant plus assez pour eux -, les penseurs d'un état stationnaire estiment que c'est notre cerveau qui a atteint ses limites.
Les cinq années de perplexité économique et de t?tonnement politique qui se sont écoulées depuis la crise de 2008 ont beau à une éternité, elles ne feraient donc que au laps de temps nécessaire pour qu'une nouvelle pensée chasse l'ancienne. Il nous manquerait seulement un peu de temps pour qu'un économiste sorte du lot, à la fa?on d'un Fran?ois Quesnay, ce chirurgien-barbier de Louis XV qui, à l'occasion de quelques "saignées", avait glissé à Sa Majesté les nouvelles des physiocrates.
CHASSER L'ANCIENNE PENS?E
L'économie mondiale a pris des allures de Rubik's Cube. Dramatique ? Classique, veut Philippe [url=http://www.1855sacramento.com/peuterey.php]peuterey[/url] Askénazy. "Chacune des grandes crises a, depuis le début du XXe siècle, donné lieu à de nouvelles thèses", explique-t-il. La crise des années 1930 a ainsi donné naissance au keynésianisme d'après-guerre, qui a nourri les "trente glorieuses". Mais cette théorie s'est ensuite heurtée à l'énigme de la "stagflation", une combinaison d'inflation et d'absence de croissance. Ce phénomène mystérieux a à son tour fait réfléchir pour , à la fin des années 1970, à l'émergence de l'école des monétaristes et des néolibéraux.
Ce biais a fait des dég?ts. "La science adore se dans une tour d'ivoire faite de , de latin ou de grec, d'histoire, d'axiomes ou d'autres rituels sacrés, sanctuaires illégitimes où les savants échappent à la critique des autres champs et du public", écrit Tomas Sedlacek, ancien économique de l'homme d'Etat tchèque dans L'Economie du bien et du mal (Eyrolles, 382 p., 25 euros). "Les mathématiques ont mis de c?té les émotions, explique-t-il. Nous avons construit des b?timents sans architecte. Des édifices ni laids ni beaux. Sans aucun sens."
"ALLOCATEURS DE RICHESSES"
L'explosion du capitalisme adossé à la finance, en 2008, a d'abord mis à mal les ardents défenseurs du "marché", vedette de la économique des années Reagan et Thatcher post-1980. Depuis 2010, la banqueroute des Etats en zone euro a, elle, mis au jour les failles d'un modèle reposant sur [url=http://www.ilyav.com/uggpascher.php]ugg pas cher[/url] une croissance à crédit et un Etat providence ultra-généreux. Assez pour discréditer les avocats de la relance par la dépense. "En 2009, on a dit : "la crise est terminée", et puis voilà, insiste M. Gréau. On ne sait pas les plaies. Aujourd'hui, on traite le mal par le mal. On parle de théories keynésiennes, mais en réalité il s'agit d'un keynésianisme fossilisé." "Depuis [url=http://www.mquin.com/giuseppezanotti.php]giuseppe zanotti sneakers[/url] 2008, on marche dans le vide", renchérit , anthropologue, sociologue et économiste, auteur de Misère de la pensée économique (Fayard, 2012).
La crise nous oblige à l'économie. A moins que toutes ces réflexions ne soient vaines. Car les plus fatalistes imaginent déjà que nous assistons à la fin d'un monde, le n?tre. Le crépuscule d'une économie occidentale autrefois florissante serait venu. Le monde, g?té par des années de surexploitation, serait arrivé au bout de ce qu'il peut , et nos têtes pensantes au terme de ce qu'elles peuvent . Oubliée la course à la croissance : la aurait atteint son "état stationnaire". "Avant 1750, il n'y avait pas de croissance, rappelle l'économiste américain . Les progrès de ces 250 dernières années pourraient bien n'être qu'un épisode unique dans l'histoire de [url=http://tsuruo.jp/cgi-def/admin/C-002/found/visit/main.pl]barbour sale Devinez qui a la[/url] l'humanité, plut?t que l'assurance d'une croissance sans fin."
Voilà pour la théorie. Reste la pratique : l'oiseau rare. Pour résoudre cette équation, il faudrait, au préalable, que la profession fasse son examen de conscience. Car cette crise a nourri beaucoup de rancoeurs. Pas seulement parce que seuls quelques "Dr Doom", ces prophètes du malheur, ont vu cette crise. On reproche surtout aux économistes d' trahi leur discipline, de l' découpée en tranches, en domaines d'expertise [url=http://www.sandvikfw.net/shopuk.php]hollister sale[/url] (, finance) produisant des microspécialistes, sans qu'un seul ait une vision assez transversale pour appréhender un monde de plus en plus complexe et mystérieux.
Il n'y a [url=http://www.mquin.com/giuseppezanotti.php]giuseppe zanotti pas cher[/url] qu'à , affirment-ils : les innovations actuelles comme l'iPad ou le téléphone [url=http://www.thehygienerevolution.com/barbour.php]barbour[/url] portable ont bien moins d'effets sur la productivité que l'invention de l'avion ou du métier à . C'est que les innovations révolutionnaires de demain se cachent peut-être déjà quelque part, assure l'historien Jean-Marc Daniel. Si l'économie s'est transformée en religion, il faut la foi...
S?re d'elle, arrogante, l'économie se serait ainsi transformée en une religion, poursuit-il, dont les principes se déclinent comme suit : dur et sa rentabilité, le [url=http://www.mxitcms.com/abercrombie/]abercrombie milano[/url] tout décliné dans une bible faite de statistiques a priori infaillibles. Pour Tomas Sedlacek, l'économie paie le fait d' perdu ses nuances "au profit d'un monde technocratique en noir et blanc". Autrefois liée à la philosophie, elle serait devenue dédaigneuse des sciences sociales. Or, "ne sera jamais bon un économiste qui n'est qu'économiste", résume-t-il. Transformés en purs "allocateurs de richesses", nos théoriciens auraient glissé dans le cynisme. "J'imagine un économiste chargé d' le travail d'un orchestre, écrit ainsi Vaclav Havel, dans la préface de l'édition originale de [url=http://www.vivid-host.com/barbour.htm]barbour uk outlet[/url] L'Economie du bien et du mal. Je pense qu'il éliminerait tous les silences des symphonies de Beethoven..."
le Vieux Continent de ses problèmes de dette, de croissance et de ch?mage. Un "docteur" capable de à l'économie américaine la vigueur et l'allant auxquels elle nous avait habitués. Voilà plus de cinq ans que dure la crise, une crise économique qui s'est muée en une crise des économistes. Beaucoup cherchent et espèrent. Mais la plupart rejoignent le camp des "atterrés", des consternés, des catastrophistes ou des déclinistes. Où est le Keynes du XXIe siècle ? L' de l'ère Internet ?
Pendant toutes ces années, beaucoup d'"experts" ont dénoncé ce qu'on avait trop ou pas assez fait, mais bien peu ont su prédire la catastrophe et auncun n'a ébauché de thèse convaincante pour nous du pétrin. "Nos économistes en chef affichent beaucoup de convictions mais on les sent perplexes", observe Jean-Luc Gréau, auteur de La Trahison des économistes (Gallimard, 2008). Ce désarroi est compréhensible. Les "trente glorieuses" appartiennent au passé, et le ch?mage prend des allures de fatalité. Les théories éprouvées avec succès ces dernières décennies semblent aujourd'hui en voie de désaveu : le libéralisme d'un c?té, le keynésianisme de l'autre.
Pour une partie des universitaires, la cause de ce mal est entendue. Si le remède est si difficile à , c'est que cette crise n'est pas comme les autres. Il ne s'agit pas de l'éclatement d'une bulle, c'est bien plus grave. "Cette crise fait partie des grandes crises [url=http://www.maximoupgrade.com/hot.php]hollister[/url] du capitalisme au même que 1929, constate Philippe Askénazy, chercheur au CNRS et membre du mouvement des Economistes atterrés. Nous découvrons un phénomène spectaculaire qui, en 2008-2009, a plongé plus de la moitié des pays du monde en récession. Nous, économistes, pensions les bons outils pour en [url=http://www.vivid-host.com/barbour.htm]barbour uk[/url] à bout. Tout le monde en était convaincu. Mais rien ne marche. Le monde vit comme en apesanteur."
Plus impardonnable encore est d' transformé les économiques en un exercice mathématique. La beauté des démonstrations et la justesse des raisonnements adoptés, notamment, par l'école de Chicago dans les années 1980, ont séduit. Trop. Au point de oublier à nos experts que leur discipline était une [url=http://www.turtle.or.jp/cgi-bin/aska.pl?%253ebijwerkingen%3Cbr]boots ugg pas cher Un an aprè[/url] science humaine, donc imparfaite. Les deux économistes stars et en [url=http://www.ailanw.com/bbs/home.php?mod=space&uid=28910&do=blog&quickforward=1&id=72211]jordan pas cher Site Site Visitors Boosters You Ha[/url] sont une démonstration cinglante : persuadés de détenir un "chiffre magique" (90 %) au-delà duquel l'endettement public serait désastreux pour l'économie, ils ont été obligés de se dédire fin avril.

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